Pete Seeger, un complément

Avec cet article très complet sur son parcours artistique puis son engagement politique.
 
http://www.contretemps.eu/culture/memoriam%C2%A0-pete-seeger
 
 

 
 
Union Maid
 

There once was a union maid, she never was afraid
Of goons and ginks and company finks and the deputy sheriffs who made the raid.
She went to the union hall when a meeting it was called,
And when the Legion boys come ’round
She always stood her ground.

Oh, you can’t scare me, I’m sticking to the union,
I’m sticking to the union, I’m sticking to the union.
Oh, you can’t scare me, I’m sticking to the union,
I’m sticking to the union ’til the day I die.

This union maid was wise to the tricks of company spies,
She couldn’t be fooled by a company stool, she’d always organize the guys.
She always got her way when she struck for better pay.
She’d show her card to the National Guard
And this is what she’d say

You gals who want to be free, just take a tip from me;
Get you a man who’s a union man and join the ladies’ auxiliary.
Married life ain’t hard when you got a union card,
A union man has a happy life when he’s got a union wife.

 

 

Mort de Pete Seeger

qui chantait l’Amérique des opprimés.

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/01/28/mort-de-pete-seeger-icone-du-folk-song-americain_4355440_3382.html#xtor=RSS-3208

Sa fréquentation pour moi remonte à loin dans le temps et l’espace, du temps de la discothèque de Laval, dont je ressortais avec des brassées de vinyls. Le responsable était un type en chemisette décontractée, mais avec une moustache sévère, ce qui faisait un drôle de contraste, et chaque fois que je lui demandais un renseignement sur un groupe ou un chanteur, il finissait par dire « …mais moi, c’est pas ma tasse de thé ». Du coup, j’ai toujours détesté cette expression. Mais c’est là que j’ai découvert des tas de trucs, et Pete Seeger fut tiré dans le lot, au hasard comme d’hab. Pratique que je poursuis encore aujourd’hui à Périgueux. On a partagé ça avec Scalpa de Stutt. Plus tard, on a trouvé (lui ou moi ?) l’album « Precious friend » qu’on a beaucoup écouté. C’est un double CD en public où Pete Seeger est sur scène avec Arlo Guthrie. Ici un échantillon :

http://grooveshark.com/#!/search?q=pete+seeger+arlo+guthrie+precious+friend

Titre tiré de la chanson « Precious friend » (6ème sur la liste Grooveshark) dont voici les paroles, que je pourrais dédier à mes close friends :

Just when I thought
All was lost, you changed my mind.
You gave me hope, (not just the old soft soap)
You showed that we could learn to share in time.
(You and me and Rockefeller)
I’ll keep pluggin’ on,
Your face will shine through all our tears.
And when we sing another little victory song,
Precious friend, you will be there,
Singing in harmony,
Precious friend, you will be there


Ecologiste à l’époque où personne n’en parlait, antimilitariste (il s’est opposé à la guerre au Vietnam), militant des droits civiques, anti-conformiste, défenseur des petites gens, c’était un type remarquable.

Une voix rare, à oser chanter le syndicalisme dans cette société de fadas ultralibéraux réactionnaires.

Sur cette vidéo, tirée de l’article du monde, on le voit souffler les paroles de la chanson au public, pour qu’il puisse chanter, technique habituelle pour lui…

Franchement, à voir ce documentaire,

on ne comprend pas bien ce qui a pu effrayer les programmateurs de France 5, qui refusaient de le montrer à des heures de grande écoute…
 
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/yeti-voyageur/2014/01/21/salaries-sans-frontieres-le-docu-classe-x-par-france-5-interdit-de-replay-232148
 
C’est intéressant, cela soulève des problèmes de vie quotidienne, d’organisation économique, mais il n’y a rien d’exceptionnellement scandaleux dans la description des mouvements pendulaires de ces travailleurs trans-frontières.
La comparaison avec la situation allemande redresse quelques idées reçues assez communes en France. Le témoignage de l’infirmière, sur la réalité de son boulot, est assez édifiant et devrait pouvoir être rapproché de ce que vit le personnel hospitalier chez nous.

 

 

Comme on se fait vraiment trop chier en Dordogne,

on se force un peu à inventer des jeux qui égayent l’existence. Il en va ainsi du tout nouveau « lancer de frite dans l’oeil », qui se pratique uniquement au Mac Do, les jours de grande affluence. La règle est très simple, le jeu consistant à lancer à l’aveugle, des « potatoes » (les plus grosses frites) par-dessus son épaule en direction des gens qui suivent dans la file derrière vous. On vise les yeux. En revanche, le décompte des points est complexe car il dépend de la distance de la cible, de la masse du projectile et du fait que l’iris ou la cornée sont endommagés. En fait il semble que seul l’inventeur du jeu, un obscur gourdin dont personne ne connaît vraiment l’identité, maîtrise ce comptage.

 

laancerfrite DL

 

Pour ceux qui aiment Philip Glass

France Culture vient de lui consacrer une émission (1ère partie) à l’occasion de la production du spectacle « Einstein on the beach » au théâtre du Châtelet (du 7 au 12 janvier).

Le lien direct vers l’émission à réécouter… (Merci Bapt)

Les premières minutes du spectacle. Ne cherchez pas de place, y’en a plus depuis longtemps. De toute façon, c’était un peu hors de prix…

Une vidéo qui rappellera, par l’illustration, « The photographer », le CD de musique dite « répétitive » (attention à la réduction des classifications…) qui voulait décrire en musique les travaux de Muybridge, le brittanique, qui en même temps que Marey le français*, avait tenté la décomposition des mouvements en photographie. C’était au début des années 1980…

Les travaux de Marey.
* Un truc rigolo : ces deux-là qui furent pionniers d’une technique identique de chaque côté de la Manche, ont les mêmes années de naissance et de mort (1830 – 1904)

Pour écouter Philip Glass…