Je suis faite comme ça, Juliette Gréco

Petite autobiographie sympathique de l’égérie du St Germain des Prés de l’après-guerre.
Où l’on apprend qu’avant d’en arriver là, le cours de son existence est déterminé par deux faits essentiels :
– le désir d’amour de sa mère, qui ne l’a pas aimée (sa mère lui a déclaré : « Tu es le fruit d’un viol ! » et plus tard « Tu es une enfant trouvée ! »)
– le cours de la guerre 39-45. Sa mère est installée dans une propriété bourgeoise de Dordogne, à La Marcaudie, commune de Monsac (entre Lalinde et Bergerac), avec ses deux filles (qu’elle installe dans le pigeonnier…) et sa compagne. Les filles découvrent assez vite que leur mère fait partie d’un réseau de résistants. Elle se fait arrêter chez elle, les filles qui rentrent d’une balade à vélo découvrent la maison sens dessus dessous, et vide. Les soeurs prennent le train pour Périgueux, demandent après leur mère, et rapidement se font arrêter elles aussi. Juliette, qui fout une baffe au type qui l’interroge se fait tabasser copieusement, est transférée à Paris mais elle est rapidement relâchée à cause de son jeune âge (elle a 16 ans). En revanche, sa mère et sa soeur connaitront Ravensbrück puis un autre camp de travail, Holleishen, dont elles auront la chance de revenir vivantes.

Mais au retour de captivité, la maman de Juliette, au lieu de la serrer dans ses bras (ce qu’elle attendait), lui pose une seule question : « Où est A.S. ? » (sa compagne d’avant-guerre) Ce jour-là, Juliette devient adulte d’un coup.

Pendant la guerre, elle a commencé à fréquenter le milieu artistique parisien, grâce d’abord à Hélène DUC, une prof de français de Bergerac qu’elle aimait beaucoup, elle-même montée à la capitale pour y être comédienne.

Juliette Gréco n’est pas auteur de ses textes (elle a très peu écrit de chansons), mais une interprète majeure de textes poétiques.

Le site officiel.

Elle a été la compagne de Miles Davis.

Juliette Gréco et Miles Davis , Paris 1949

Paris, 1949, Photo jean-Philippe Charbonnier.

Sur scène, Juliette Gréco porte toujours une robe noire et de longs faux cils noirs…

Greco Black Dress

 

La liste Grooveshark pour l’écouter…

 

Elle chante encore : l’Olympia est prévue les 16 et 17 mai prochains…

Le baleinié, tome 4

Rappelons le principe : ce petit dictionnaire des tracas de la vie quotidienne invente des mots pour des situations que beaucoup d’entre nous connaissent pour les avoir approchées ou vécues en plein, mais pour lesquelles, jusqu’ici, il n’existait pas de mot.

 

Quelques exemples pris au hasard :

dédzézer :

{dé-dzé-zé} , verbe

songer qu’il serait temps d’arrêter sa sieste

 

farfriquet :

{far-fri-kè}, n. m.

chien mouillé qui se secoue à côté de vous sur la plage

 

soufoute :

{sou-fout’}, n. f.

télécommande qui marche toujours très bien sauf des fois pas du tout

 

J’aime particulièrement les « par extension »…

wili-wili :

{oui-li-oui-li}, n. m.

voisin qui apprend le violon

par ext. : voisine qui crie au lit

 

 

Innovation  de ce tome 4 : les petits bonheurs !

roumaouder :

{rou-ma-ou-dé}, verbe

Coucher avec la personne qui vous snobait il y a dix ans.

Sale temps pour les braves, de Don Carpenter

On aime bien trouver dans les romans des pensées prêtées aux personnages qui rendent compte finement de ce qu’on peut ressentir intimement, dans lesquelles on reconnaît une évidente véracité. J’ai vraiment apprécié ça dans cette histoire qui ressuscite l’Amérique des années 40/50. On y suit l’itinéraire de deux grands garçons de l’assistance publique, qui vont se retrouver d’abord dans des salles de jeu (on découvre l’univers des joueurs de billard), puis en prison. La vraie qualité de ce récit, c’est qu’on y suit la lente maturation de leurs mentalités et l’évolution de leur psychologie. Comme ils ont pris un mauvais départ dans la vie, c’est une forme de mûrissement toujours proche du pourrissement, et au bout, il y a la mort  ou la déchéance.

Un roman passionnant, qui date de 1966.

 

Don Carpenter vers 1994. Il était très malade à cette époque et se suicida l’année suivante. Il a vécu à Portland et en Californie. « Sale temps… » (« Hard rain falling », en anglais) est son premier roman , et le plus célèbre.

 

Merci A. pour cette proposition utile et agréable…

 

 

Carnets de voyage, de Walter Salles

Pour quelle raison un ami proche m’offrit-il récemment ce DVD, qui ne tombit cependant point como un pelo en la sopa, il s’en faut de quelques préparatifs, je vous le demande ?

J’avais parcouru le livre il y a des lunes de cela, en anglais (The motorcycle diaries), ce qui était une idée plus sotte que grenue, compte tenu qu’il avait été écrit en espagnol par Ernesto Guevara lui-même.

Le voyage de Guevara et de son ami Alberto Granado se passe en 1952. Pas facile de restituer les lieux d’il y a plus de 50 ans (le film est de 2004), même si beaucoup de scènes sont tournées sur les pistes poussiéreuses de Patagonie et des pays andins. Mais il y réussit et Gael Garcia Bernal, le Che réincarné, est vraiment crédible. J’ai regardé les photos de l’époque pour comparaison, et avec son compagnon (joué par Rodrigo de la Serna), ils sont convaincants, au moins sur image fixe.
Une bonne petite balade de deux heures, où l’on voit poindre chez les voyageurs, les préoccupations de justice sociale qui les transformeront en activistes révolutionnaires. Alberto Granado a rejoint Cuba après la victoire de la révolution, y a fondé une école de médecine et y a vécu jusqu’à sa mort en mars 2011.

Le passage d’Argentine en Chili, par le lac Nahuel Huapi…

 

Le périple :

 

Merci O. (des plaines)

Voutch

Elles sont souvent bien foutues les notices wiki. Tiens, en voilà une intégrale avec laquelle j’esprime un pur taccord (solution de facilité des soirs de grande disette).

« Voutch, de son vrai nom Olivier Vouktchevitch, est un dessinateur d’humour français né à Courbevoie le 12 février 1958 (55 ans) qui a vécu son enfance dans l’est de la France, à Épinal et à Saint Dié. Il se ferait parfois appeler Olivier Chapougnot[réf. nécessaire]. Il a 3 enfants.

Après des études de dessin publicitaire à Paris, et avoir travaillé de nombreuses années dans les plus grandes agences de publicité, il se lance dans le dessin humoristique en 1995 et publie rapidement ses premiers dessins dans les magazines Lui, Télérama, Lire, Le Point, Playboy, Psychologies et Madame Figaro1.

Voutch connait bien les travers du monde de l’entreprise et de la communication pour y avoir travaillé comme directeur artistique dans la publicité (et avoir été licencié, moment vécu par lui comme « une libération »).

Dans la ligne de Sempé, Voutch commence par l’idée avant de trouver l’illustration à la gouache pour laquelle ses talents de coloriste sont reconnus. L’usage du pinceau sur des dessins au format « magazine » (ses clients) a d’ailleurs influencé le trait caractéristique : personnages au nez épais et corps en longueur, souvent situés dans une salle de réunion (car permettant la phrase absurde – solennellement énoncée par le personnage – écrite en bas du dessin).

Les dessins d’humour féroce de Voutch mettent en scène des managers sans empathie, voire antipathiques, des chefs d’entreprise psychopathes, des médecins cyniques, des couples un peu désorientés, des hommes d’affaires goguenards, des bourgeois auto-centrés, des petits vieux pas toujours attendrissants, tout en évitant les thèmes de la religion et de la politique. Ses personnages déboussolés dans un monde qui les dépasse, tentent malgré tout d’affronter leur époque et ses mutations : les médias, la génétique, les nouvelles technologies, l’overdose de communication, etc. »

Mais l’essentiel est là :

Et plein d’autres, là.

 

Merci Alice !

Peste et choléra, Patrick Deville

Je me suis demandé dès les premières pages, si je supporterais longtemps ce style d’écriture. Non conventionnelle, des constructions de phrases par morceaux, souvent sans verbe. Des idées qui se téléscopent en permanence. Les événements ne filent pas chronologiquement… Finalement, je m’y suis fait, c’était même assez chouette.

Une espèce de biographie, l’évocation de la vie d’Alexandre Yersin (1863 – 1943), élève et disciple de Pasteur, une vie d’aventurier incroyable, avec des heures de gloire, en particulier la découverte du bacille de la peste, en 1894, et des séries d’expériences dans la recherche médicale bactériologique. Assez tôt retiré du monde, dans un petit paradis, Nha Trang, en Indochine à l’époque, au Vietnam aujourd’hui, il ne cessera jamais sa recherche expérimentale, et pour pouvoir l’ assumer financièrement, développera des activités agro-industrielles rémunératrices (l’hévéa pour le caoutchouc, à l’époque en plein développement, et la culture de Cinchonas, arbre qui produit la quinine, nouveau médicament contre le paludisme). Curieusement, à part au Vietnam où il est encore vénéré, son nom est peu connu en France.

Parcours étonnant qui croise les vies de Paul Doumer (le président de la République assassiné en 1932), Céline (qui approcha les équipes de Pasteur avant de se retirer dans la haine du monde), le Docteur Calmette, le docteur Koch, concurrent allemand de Pasteur. Et plein d’autres.

Extrait pour goûter la saveur de l’écriture, c’est le dernier paragraphe du livre, qui évoque sa mort  :

« Le voilà fait de l’étoffe des songes. Les pêcheurs allument leurs lamparos et gagnent le large. Si l’un se blesse, on le vaccinera contre le tétanos, on a ça au frigo. Demain, le poisson luisant sur la glace et le saut des crevettes au fond des nasses. Les lumières dansent sur la mer ou derrière ses paupières. Il a une nouvelle idée. Demain, il mangera des crevettes ou des pissenlits par la racine. Il se demande s’il a bien pensé à acclimater le pissenlit au Hon Ba . C’est un peu confus maintenant sa pensée, une lente inondation, l’eau noire et son murmure de marée sous la grande médaille blanche de la lune. La montée des eaux qui atteint les fusibles de son atelier d’électricité. Il faudrait actionner le disjoncteur, se lever, quitter le rocking-chair. C’est impossible. Les brefs éclairs du court-circuit. L’explosion d’un vaisseau dans le cerveau. Il est une heure du matin. La lumière s’est éteinte. »

 

Merci A., pour cette suggestion de Noël.

Jude l’obscur, Thomas Hardy

C’est vraiment un roman riche, qui incite à des recherches, pose plein de questions, et à l’issue duquel, quand on le repose pour la dernière fois, on a le sentiment d’avoir côtoyé quelque chose d’important. J’ai retrouvé le plaisir intense des Hauts de Hurlevent.

Je découvre que le Wessex, évoqué dans ses romans, est une région fictive, formée des comtés de Devon, Wiltshire, Berkshire, Somerset, Dorset, et Hampshire. Un genre de grand sud-ouest de l’Angleterre. Il se trouve que c’est une région que je connais un peu, pour y être passé plusieurs fois à vélo. Ce qui est rigolo, c’est que cette entité géographique représente, de toute évidence, pour les anglais, une identité dans laquelle les habitants se retrouvent assez bien au point qu’un parti secessionniste du Wessex a vu le jour en 1974. Ultra minoritaire, mais c’est pour dire l’importance que l’oeuvre de Hardy a encore aujourd’hui.

Wessex

 

Jude est attiré dans sa jeunesse par les lumières intellectuelles de Christminster  (évoquant Oxford), le bled le plus au nord de cette géographie. Je me demande vraiment pourquoi il est qualifié d' »obscur » dans le titre. S’il est un peu décalé par rapport aux jeunes gens de sa génération -plus intellectuel, plus idéaliste, ambitieux dans le travail pour parvenir à des emplois qui ne lui sont a priori pas destinés-, je ne vois pas en quoi il serait plus « obscur » que Sue, son amoureuse, dont les actes laissent parfois songeur.

Je me suis demandé comment Hardy avait pu écrire un roman aussi noir, aussi désespéré, aussi anticlérical et anti-conformiste que cela. Je me suis dit tout au long qu’il y avait là une modernité et certainement un goût de la provocation achevé. Ceci dit, les fondements idéologiques de cette oeuvre ne viennent pas de nulle part. Il est un lecteur et disciple de John Stuart Mill, Fourrier et Auguste Comte. Après la lecture de Darwin, il perd toute foi et croyance religieuse. La lecture de notices sur Hardy m’apprend que « Jude » fut son dernier roman, qu’il a sans doute été affecté par les réactions du public et de la critique bien-pensants, car son bouquin dut être vendu en cachette, l’évêque d’Exeter le faisant brûler publiquement. Ce sont surtout les critiques de la religion et du mariage qui sont les plus radicales.

« La respectabilité d’une union officielle vaut-elle que deux êtres se déchirent ? Hardy pose la question non sans ironie au détour d’une phrase évoquant le second mariage de Jude et d’Arabella : « Le loueur de chambres avait entendu dire qu’ils étaient un ménage bizarre. Ayant vu Arabella embrasser Jude un soir où elle avait pris un cordial, il s’était demandé s’ils étaient vraiment mariés, et se préparait à leur donner congé. Mais un jour, par hasard, il l’entendit haranguer Jude en termes violents, puis lui jeter un soulier à la tête. Ayant reconnu la note habituelle des gens mariés, il en avait conclu qu’ils devaient être respectables et n’avait plus rien dit. » *

« Commentant leurs remariages réciproques, Jude déclare à Sue : « Nous nous sommes tous deux remariés hors de notre bon sens. On m’a enivré pour m’y amener. Vous l’étiez aussi. J’étais ivre de liqueurs, vous de religion. Chacune des formes de l’intoxication fait disparaître toute vision plus noble… » Ainsi, lorsqu’elle n’est pas simple conformisme, la croyance religieuse est à ranger au rang des drogues qui obscurcissent l’esprit. » *

Quant à l’accusation de légèreté ou de frivolité, portée par le film « Tamara Drewe » à l’encontre de l’auteur, je n’en ai pas trouvé de réalité dans les biographies, sauf à considérer que tomber amoureux d’une jeunette à 84 ans est une faute grave…

Je ne dirai rien de plus de l’histoire, sinon que c’est une tragédie amoureuse, un naufrage humain dans une apothéose de douleurs, car les personnages torturés par les conventions sociales, se font réciproquement ainsi qu’à eux-mêmes des torts considérables.

 

 

* Notice wikipédia

Reste à trouver ça…

Avec Kate Winslet (1994).

Revu Tamara Drewe, de Stephen Frears

adaptation de Tamara Drewe, roman graphique de l’excellente Posy Simmonds, vieille dame anglaise respectable et facétieuse.

Très réussie.

tamara-drewe1 

Tamara, interprétée par Gemma Arterton.

Or, il m’avait échappé (à la première séance) un fait qui n’est pas un détail dans le récit : l’action se passe à la campagne autour d’une résidence d’écrivains, ferme auberge où ils peuvent se retirer en pension complète pour s’adonner à leur vice. L’un d’entre eux écrit un essai sur Thomas Hardy, c’est là que j’ai prêté l’oreille (mais qui me la rendra ?) car je lis précisément cet auteur classique anglais en ce moment, étant à plus de la moitié de « Jude l’obscur », livre judicieusement conseillé par Ph., lors de notre dernière réunion Tupperware du livre, pour meubler adroitement des insomnies d’une remarquable constance. Les insomnies sont sans doute ce qui aura été le plus stable dans ma vie en 2013.

Pour entendre critiquer l’écrivain, coupable de légèreté dans sa vie privée, s’il faut en croire les allusions du film. J’irai voir ce qu’il en est. Ce Jude l’obscur restera de toute évidence un grand moment de lecture pour moi, il ne me laisse pas indifférent. J’y vois d’abord des tas d’analogies avec ma vie perso, et les personnages agacent autant qu’ils séduisent. Mais j’en redirai deux mots quand j’aurai terminé…

Bicycle portraits, Stan Engelbrecht et Nic Grobler

C’est un truc introuvable, sans doute, car réalisé en Afrique du Sud et diffusé, je suppose, en Anglophonie, le texte est en étranger.

Le propos est de montrer la place de la bicyclette dans la vie quotidienne des sud africains. A chaque fois, la forme est la même, à droite, une photo grand format de la personne témoin, avec son vélo, et à gauche le texte de sa déclaration, où il est question de pourquoi, de comment, et du lien que la personne a avec son engin. Les gens ont visiblement été rencontrés par hasard dans la rue. Leurs nom et adresse, le lieu, la date et l’heure précis de la rencontre sont indiqués également. Une galerie de portraits qui fait une coupe sociologique étonnante dans cette société si singulière.

On comprend par les commentaires des usagers, qu’ils sont très minoritaires. Presque tous sont des militants de ce mode de déplacement doux, et semblent tenir à leur véhicule. Un vieux monsieur d’un certain âge portant un béret rouge comme s’il était un ancien para, dit même : « I won’t lend my bicycle to anyone – it is like my wife. I’m married to it and there it stays. » * Beaucoup de bicyclettes sont bricolées, en particulier avec des porte-bagages larges, et on comprend que pour leurs propriétaires, c’est un outil indispensable pour leur vie quotidienne, leur survie souvent. Il est aussi souvent question de vols de vélos, la préoccupation de leur lieu de parking est permanente.

C’est vraiment une lecture agréable et utile. Merci Leah, je ne suis près de te le rendre…

 

« The bicycle were bought by the government for us, so that we can ride them to school, because we travel long distances. Government is making it easy for us to be able to get to school. I love my bicycle because it helps me on the road. »

Dibuseng Janki

 

« I’ve had this bike for 10 years now. Serious. When you cycle you need to stay safe and consider four… no, five things. One, you need brakes, if you don’t have brakes, just leave the bike at home – it is too dangerous. Two, you need good tyres, if you have bad tyres without grip, forget about the bike. Three, if you turn, you need to let the cars know. If you going to the right show them two fingers, it means you are going together. Number four, if you have long pants, put it inside your socks, otherwise it might end up in your chain and then you might end up under a car, you never know, you might fall this way or that way. Number five, go straight, don’t dance with the cars, the road is not for dancing, just go straight. The bike is very dangerous. So remember, your bike… the brakes, the tyres, signals, your pants and go straight. Beware.

Jak Khoza

 

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« I ride around on this bike. I bought it there in Goodwood. From some people there. I think 2 years, no, 3 years ago. I bought it so I can just go on with life. I’m short of breath – with the bike I can go further. I ride my bike every day. I ride to Cape Town central, Sea Point and all around. And Goodwood and Tyger Valley. I live out on the road. On heaven’s road. Out on the bushy ground, along the marsh where the rivers are. And places like that. I sleep out there at night. I hide my bike under the bushes when the thieves come around. Then they can’t find it. When they see I’ve got no stuff they move on. I have these planks tied to the bike here. It’s so I can pack stuff on top and tie it. Then I can at least get on with my life. You know, I love this bikey… its name is Tractor-Tractor. I live on my own. In my own heaven. Down on the ground. Then I live here, then I live there, all over. For 8 years already now I’ve been living all ‘round. I like it like this. But I have to get some ground for me again, a home. I have to build up a home to go on further with my life. So life goes on… »
Micky Abrahams
‘I ride around on this bike. I bought it there in Goodwood. From some people there. I think 2 years, no, 3 years ago. I bought it so I can just go on with life. I’m short of breath – with the bike I can go further. I ride my bike every day. I ride to Cape Town central, Sea Point and all around. And Goodwood and Tyger Valley. I live out on the road. On heaven’s road. Out on the bushy ground, along the marsh where the rivers are. And places like that. I sleep out there at night. I hide my bike under the bushes when the thieves come around. Then they can’t find it. When they see I’ve got no stuff they move on. I have these planks tied to the bike here. It’s so I can pack stuff on top and tie it. Then I can at least get on with my life. You know, I love this bikey… its name is Tractor-Tractor. I live on my own. In my own heaven. Down on the ground. Then I live here, then I live there, all over. For 8 years already now I’ve been living all ‘round. I like it like this. But I have to get some ground for me again, a home. I have to build up a home to go on further with my life. So life goes on…’ – See more at: http://www.bikehacks.com/bikehacks/2010/05/bicycle-portraits-south-africa.html#sthash.HLqsoBpK.dpuf
‘I ride around on this bike. I bought it there in Goodwood. From some people there. I think 2 years, no, 3 years ago. I bought it so I can just go on with life. I’m short of breath – with the bike I can go further. I ride my bike every day. I ride to Cape Town central, Sea Point and all around. And Goodwood and Tyger Valley. I live out on the road. On heaven’s road. Out on the bushy ground, along the marsh where the rivers are. And places like that. I sleep out there at night. I hide my bike under the bushes when the thieves come around. Then they can’t find it. When they see I’ve got no stuff they move on. I have these planks tied to the bike here. It’s so I can pack stuff on top and tie it. Then I can at least get on with my life. You know, I love this bikey… its name is Tractor-Tractor. I live on my own. In my own heaven. Down on the ground. Then I live here, then I live there, all over. For 8 years already now I’ve been living all ‘round. I like it like this. But I have to get some ground for me again, a home. I have to build up a home to go on further with my life. So life goes on…’ – See more at: http://www.bikehacks.com/bikehacks/2010/05/bicycle-portraits-south-africa.html#sthash.HLqsoBpK.dpuf

 
 
*Ce qui n’est pas très malin. Car autant il peut revendre son vélo et en tirer un bon prix, autant…

 

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En fait c’est le premier d’une série de trois déjà réalisés. Celui-ci a été édité en 2012.

Qu’il soit juste ici question de l’issue originale du roman.

Ethan Frome est tombé amoureux de la jeune femme venue vivre chez lui pour aider à tenir la maison depuis que sa femme est malade. Mais ce paysan est à bout de souffle financièrement. Lorsque Mattie doit repartir, il cherche désespérément une solution pour la retenir, il lui déclare son amour, et comme elle lui avoue qu’elle aussi pense à lui depuis longtemps, ils décident, de désespoir, de mourir ensemble.
Ils vont monter sur une luge et quitter ce monde en se jetant contre un arbre à pleine vitesse…

9780141389400