Encore une alternative aux pratiques consuméristes imbéciles

autorisée par les nouvelles technologies bien utilisées…

Le prêt de matériel. Très utile pour tout ce qui a un usage occasionnel, ou exceptionnel.

http://www.sharewizz.com/

Où l’on constatera que Périgueux n’est pas encore concernée.


http://www.sharewizz.com/search/more_town

Y’a qu’à en parler au chai Bordin…

Merci L., qui nous envoie l’idée de la Goutte d’or…

Il s’agissait de montrer aux enfants que les sens pouvaient nous tromper

qu’il était important d’utiliser des outils pour vérifier que l’angle était bien droit ou les droites vraiment parallèles.

Je leur montrai donc ceci.

illusion_parallelisme

Puis pour poursuivre sur la question de la parallélitudité :

Bulge02c

Mais, je ne leur montrai pas cela, bien que trouvant l’expérience étonnante…

Test oculaire

Dans la même rubrique des images qui se modifient avec la distance, celle-ci est efficace (on peut agrandir les images pour plus de confort).

colere_placidite

 

 

Et je tombai sur ce test ridicule, qui consiste à compter les F dans ce texte. Fastoche, non ?

Allez-y.

FINISHED FILES ARE THE RE-
SULT OF YEARS OF SCIENTIF-
IC STUDY COMBINED WITH
THE EXPERIENCE OF YEARS.

voir plus bas la solution

 
 
 
 
 
 
 

« Une personne ayant un sens de l’observation en voit 3.
Si vous en avez vu 4, alors vous vous trouvez au-dessus de la moyenne. ( mon propre score )
Si vous en avez vu 5, alors vous pouvez écoeurer pas mal de monde.
Si vous en avez vu 6, alors vous êtes un génie ( j’ai eu beaucoup de mal. Au second essai, en me concentrant, je n’ai pas dépassé 5 )

Il n’y a pas d’attrape. La majeure partie du monde ne voit pas les « F » des « OF ».
Le cerveau humain nous tend à voir plutôt comme des « V » que des « F ». « 

Personnellement, équipé comme je le suis d’un cerveau « standard », je n’ai repéré que 3 F au premier test.

Mais il y a aussi les fausses images mouvantes…

rotrays

donguri

Trouvé ici.

Corine Lepage donne son avis sur le nucléaire

Ministre de l’environnement du gouvernement Juppé (1995 – 1997), son avis nous intéresse.

« L’argumentaire du lobby nucléaire, largement repris par Nicolas Sarkozy dans son discours de Pierrelatte, repose sur la sûreté maximale des centrales françaises, l’avantage compétitif dû au bas coût de l’énergie nucléaire et enfin l’avantage en termes d’emplois de la filière nucléaire.

Il s’agit de trois mensonges que le rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et surtout les déclarations de Jacques Repussard, directeur de l’institut de recherche et de sûreté nucléaire (IRSN), anéantissent.

 
1 – Le mensonge sur la sûreté

Tout d’abord, le rapport de l’ASN, s’il ne réclame pas la fermeture de centrales, met l’accent sur les incontestables faiblesses particulières de certaines centrales soumises au risque sismique ou aux risques d’inondations, voire aux deux comme Fessenheim.

Nos centrales sont exposées à des risques non maîtrisés et en conséquence, la sûreté absolue dont se gargarisent les défenseurs du nucléaire est un mythe. Ainsi, le directeur de l’IRSN déclare :

« EDF et Areva…n’ont pas fait leur “révolution culturelle”. Fukushima a changé la donne et révélé qu’un accident grave était possible, même dans un pays considéré comme sûr. Nous devons accepter que l’impossible puisse se produire et il faut pouvoir y remédier.

Depuis 2003, nous mettons les gouvernants en garde quant aux risques liés aux séismes, sans être vraiment écoutés. J’espère que nous le serons cette fois. Sinon, ils devront s’en expliquer. Il ne faut plus laisser croire que le nucléaire est une technologie parfaite. Le gouvernement et EDF ont sous-estimé le risque d’un accident et du rejet du nucléaire par la société. »

On ne saurait être plus clair. Il est évident que le gouvernement et EDF décident, en toute connaissance de cause, et alors que les travaux ne sont pas réalisés, voire pas même programmés, de laisser fonctionner des centrales à risque. Il en va d’autant plus ainsi que l’ASN a délibérément écarté de son champ d’application toute une série de risques dont ceux de chute d’avions et de terrorisme.

Pourtant, la démonstration faite par Greenpeace est particulièrement éloquente. Il conviendra du reste de savoir la position que choisira de prendre la commission dans le cadre du contrôle des stress tests sur ce sujet. Quoi qu’il en soit, la responsabilité qui est prise n’est pas seulement morale, elle est aussi juridique et engage à titre personnel ceux qui la prennent.

2 – Le mensonge du nucléaire pas cher

Le rapport de l’ASN fixe une liste impressionnante de travaux à réaliser dont EDF considère qu’ils avoisineront les 10 milliards d’euros et dont les experts considèrent qu’ils seront beaucoup plus élevés.

Cela signifie donc que la poursuite de l’exploitation actuelle des centrales nucléaires va faire grimper brutalement le prix de revient du kilowatt-heure nucléaire des anciennes centrales. Le coût de revient du kilowatt-heure nucléaire des nouvelles centrales EPR pourrait s’élever jusqu’à 0,80 euro pour une centrale dont le prix de revient devrait être supérieur à 7 à 8 milliards d’euros.

A ces prix et à ces niveaux d’investissement, la question de la comparaison avec le prix de revient des kilowatt-heure d’énergies renouvelables est évidemment posée. Elle l’est d’autant plus que la comparaison avec les prix européens est faussée car la taxation est très différente selon les nations et car la France encourage la consommation électrique alors que d’autres pays la décourage.

La réalité des coûts est donc aujourd’hui de 0,97 euroo le kilowatt-heure en France entre 1,22 euro au Danemark et non pas 1,27 euro contre 2,69. Si, de surcroît, les prix n’étaient pas administrés et avaient suivi la courbe européenne, la France serait aujourd’hui dans la moyenne.

EDF reconnaît aujourd’hui qu’une hausse de 30% du prix de l’électricité sera nécessaire pour couvrir ces investissements. Rappelons que le cash-flow dégagé par la rente nucléaire financée par tous les Français a été utilisé à tout sauf à investir en France sur la sécurité des centrales, l’entretien des réseaux et les provisions raisonnables pour le démantèlement et le traitement des déchets à long terme.

Rappelons aussi que l’industrie nucléaire est une des seules au monde à n’être pas assurée, ce qui signifie que les citoyens français ont payé les centrales, vont payer plus cher leur électricité et sont de surcroît les assureurs d’une industrie non sécure ! Tout ceci fait que la prétention des défenseurs du nucléaire à une énergie moins coûteuse et plus rentable est totalement fausse.

3 – Le mensonge sur les emplois

Enfin, la question des emplois est bien entendu centrale. Le lobby nucléaire n’a jamais osé prétendre que le nucléaire allait créer des emplois. Le président de la République défendait les emplois existants… Sauf que c’est la cécité et le déni de réalité dans lequel se complaisent industrie nucléaire et défenseurs qui menacent aujourd’hui les emplois et en particulier ceux d’Areva.

Et il est probable que le coût réel des travaux qui devront être réalisés conduira à la fermeture de Fessenheim et peut-être à d’autres centrales, avec, bien entendu les conséquences sur l’emploi quoique la fermeture d’un site nucléaire ne signifie en aucune manière la disparition de l’emploi. C’est au contraire une pérennisation des emplois pour des décennies et tout d’abord pour assurer la sûreté puis organiser le démantèlement.

En revanche, la destruction des emplois dans les filières renouvelables est bien réelle, à commencer bien sûr par celle du photovoltaïque.

Ainsi, l’industrie nucléaire vit sur trois mensonges dont les conséquences devront être assumées par les citoyens pour des décennies en termes économiques, en espérant qu’il n’y en aura pas d’autres. »

 

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Tribune parue dans Rue89 .